Rencontre autour d’un livre le lundi


Saison 2026 – 2027


Lundi 14 septembre« L’ardente et très secrète Miles Franklin »Alexandra Lapierre
Lundi 12 octobre« Bocuse »Gautier Battistella
Lundi 9 novembre« La sage-femme d’Auschwitz »Joanna Barnden
Lundi 14 décembre« Portrait sépia »Isabel Allende
Lundi 11 janvier« La route des Indes »Simone van der Vlugt
Lundi 22 février« Finistère »Anne Berest
Lundi 8 mars« La fille du grand hiver »Isabelle Autissier
Lundi 19 avril« La cuisinière des Kennedy »Valérie Paturaud
Lundi 10 mai« Le souffle de la forêt : sur les traces de Simona Kossak »Simonetta Greggio
Lundi 14 juin« Kolkhoze »d’Emmanuel Carrère

LUNDI 14 SEPTEMBRE

RENCONTRE AUTOUR D’UN LIVRE

L’ardente et très secrète Miles Franklin
d’Alexandra Lapierre 

Australie, 1901 : Miles Franklin, vingt ans, fille de fermiers du bush, parvient contre vents et marées à faire publier son premier roman, un texte remarquable d’insolence et de fougue, qui connaît un immense succès dans le monde anglo-saxon. Alors qu’elle cherche à garder l’anonymat sous un pseudonyme masculin, son identité est révélée et les préjugés misogynes de son époque la heurtent au plus profond. C’est seule et sans le sou qu’elle s’embarque pour l’Amérique, où l’attend une vie de luttes au service des plus faibles…

LUNDI 12 OCTOBRE

RENCONTRE AUTOUR D’UN LIVRE

Bocuse
de Gautier Battistella 

Il a fait de la cuisine un art, de son nom une légende et de sa vie un roman français.Gautier Battistella nous plonge dans la fascinante histoire de Paul Bocuse, figure emblématique de la gastronomie française du xxe siècle. De ses racines familiales sur les rives de la Saône aux trois étoiles Michelin tant convoitées (il les conservera 53 ans, de 1965 à sa mort en 2018), ce roman biographique retrace le parcours d’un génie de la cuisine – et des affaires.Le livre s’ouvre sur les années de formation de « Paulo » dans le village de Collonges-au-Mont-d’Or, où la nature et les traditions d’une dynastie d’aubergistes ont façonné ses premiers souvenirs. S’ensuit son apprentissage dans les cuisines de la grande Eugénie Brazier puis du célèbre Fernand Point, dont la philosophie et la rigueur vont laisser sur lui une empreinte indélébile. Après la Seconde Guerre mondiale, au cours de laquelle le soldat Bocuse est grièvement blessé, l’esprit frondeur du jeune chef accompagne le réveil de la société française. De la Libération à la naissance du Concorde, c’est tout un siècle qui défile sous ses yeux et les nôtres. Création de ses plats signatures, amitiés indéfectibles avec Michel Guérard et les frères Troisgros, rivalités avec Gault et Millau, aventures féminines, rencontres avec Romain Gary ou encore Charles de Gaulle, ces décennies vont forger le mythe Bocuse. Paul comprend très tôt les ficelles de la communication et du capitalisme : il ne lui reste plus qu’à partir à la conquête du monde…Avec humour, tendresse et un sens aigu du détail, Bocuse révèle la complexité d’un homme traditionnel et révolutionnaire, bon vivant et perfectionniste, délicat et ogre à la fois. On y découvre les coulisses de la « Nouvelle Cuisine », l’invention du chef médiatique, les aventures de Paul Bocuse en Amérique et au Japon, ainsi que ses doutes et la difficile question de son héritage. L’histoire d’un chef légendaire qui a transformé un métier en art national.

LUNDI 9 NOVEMBRE

RENCONTRE AUTOUR D’UN LIVRE

La sage-femme d’Auschwitz
de Joanna Barnden 

Dans le camp d’extermination d’Auschwitz, Ana est chargée de donner naissance aux enfants des autres prisonnières, qui sont ensuite confiés à des familles allemandes. La sage-femme avec l’aide de son amie Ester trouve l’idée de tatouer secrètement les bébés avec les numéros de leurs mères déportées, espérant ainsi qu’ils se retrouvent un jour. Récit inspiré d’une histoire vraie.

LUNDI 12 DECEMBRE

RENCONTRE AUTOUR D’UN LIVRE

Portrait sépia
d’Isabel Allende 

C’est la voix d’une jeune femme, Aurora del Valle, qui porte ce magnifique roman situé à la fin du XIXe siècle en Californie, en Europe et au Chili. La très riche Paulina del Valle recueille Aurora, sa petite-fille âgée de cinq ans : elle est orpheline de mère, et son grand-père, le Chinois Tao Chien, vient de mourir. Paulina donne ce qu’il y a de mieux à Aurora, mais elle lui cache la véritable identité de ses parents. De son enfance, Aurora n’a conservé comme souvenir qu’un sanglant cauchemar.
Bientôt la guerre du Pacifique, le terrible conflit frontalier qui opposait le Chili, le Pérou et la Bolivie, prend fin. Le mari de Paulina meurt. Celle-ci décide alors d’entreprendre un voyage en Europe pour parfaire l’éducation de sa protégée. A Paris, lors d’une réception à l’ambassade du Chili, la jeune Aurora fait la connaissance de Diego Dominguez, un séduisant officier de marine. De retour au pays, elle épousera ce fils de grands propriétaires terriens. Mais la lune de miel est douloureuse…
Aurora souffre d’un traumatisme qui a toujours influencé sa façon d’être et a effacé le souvenir des cinq premières années de sa vie. Confrontée à la trahison de l’homme qu’elle aime et à la solitude, elle décide d’explorer son passé. Une œuvre envoûtante qui plonge dans la profondeur de la mémoire et des secrets de famille.

LUNDI 11 JANVIER

RENCONTRE AUTOUR D’UN LIVRE

La route des Indes
de Simone van der Vlugt

Un roman historique retraçant le parcours d`une femme courageuse, éprise de justice et de liberté, en plein essor colonial et commercial des Pays-Bas.
Dans l`Amsterdam du XVIIe siècle, Eva Ment, fille d’un marchand de tissus, rencontre au cours d’une soirée organisée par le patriciat amstellodamois le gouverneur général de Batavia Jan Pieterszoon Coen. Elle n’a que dix-huit ans, lui en a trente-sept et, après avoir parcouru le monde avec la Compagnie des Indes orientales, il est de retour dans l’espoir de trouver une épouse. Eva et Jan se reconnaissent l’un en l’autre et décident bientôt de se marier, avant de prendre route vers l’est, en direction de Batavia, en compagnie de leur premier enfant nouveau-né et de quelques membres de la famille d`Eva. Le voyage éprouvant et tempétueux de sept mois qui s’annonce, ainsi que les trois ans de vie à venir à Batavia ne seront pour Eva que malheur et solitude. Lorsqu’elle rentre à Amsterdam en 1630, elle est une tout autre femme : sans mari, orpheline de mère et elle-même mère endeuillée, elle doit réapprendre à vivre. Simone van der Vlugt revient de façon magistrale sur un pan décisif de l’histoire commerciale et coloniale des Pays-Bas durant le Siècle d’or : la conquête des Indes orientales. Dans un récit très documenté, elle décrit sans ambages la vie fastueuse des élites d`Amsterdam éprises des récits de voyage, les violences à l’encontre des autochtones, et donne à lire des personnages ambivalents. Comment Eva réussira-t-elle à concilier l’image de son époux clairvoyant, intelligent et grand esprit avec celle de fin stratège de guerre, cruel à l’occasion et autoritaire qu’elle découvre à Batavia ?
La route des Indes dresse le portrait d’une jeune femme moderne, éprise de justice et de liberté, qui, en s’indignant contre l’esclavage et la condition des femmes à son époque, tente de se faire une place dans un monde d’hommes.

LUNDI 22 FEVRIER

RENCONTRE AUTOUR D’UN LIVRE

Finistère
d’Anne Berest

Anne Berest poursuit sa grande exploration des « transmissions invisibles » et ses interrogations autour de la trans-généalogie. De quoi hérite-t-on ?
« À chaque vacances, nous quittions notre banlieue pour la Bretagne, le pays de mon père, celui où il était né, ainsi que son père – et le père de son père, avant lui. Le voyage débutait gare Montparnasse, sous les fresques murales de Vasarely, leurs formes hexagonales répétitives, leurs motifs cinétiques, dont les couleurs saturées s’assombrissaient au fil du temps, et dont l’instabilité visuelle voulue par l’artiste, se transformait, année après année, en incertitude. »
Après La Carte Postale et Gabriële, Anne Berest déploie un nouveau chapitre de son oeuvre romanesque consacrée à l’exploration de son arbre généalogique : la branche bretonne, finistérienne, remontant à son arrière-grand-père. Ici, la petite et la grande Histoire ne cessent de s’entremêler, depuis la création des premières coopératives paysannes jusqu’à mai 68, en passant par l’Occupation allemande dans un village du Léon et la destruction de la ville de Brest.

LUNDI 8 MARS

RENCONTRE AUTOUR D’UN LIVRE

La fille du grand hiver
d’Isabelle Autissier

Le récit des deux vies d`Arnarulunguaq, par Isabelle Autissier.

Elle a sept ans et connaît déjà la faim. Dans la nuit polaire, sa mère assouplit la corde qu’elle devra lui passer autour du cou. Une bouche de moins à nourrir sauvera peut-être le reste de la famille. Mais au dernier moment, son frère s’interpose. Arnarulunguaq vivra.

Des années plus tard, des Blancs se sont installés dans son village du Groenland. Le comptoir qu’ils ont ouvert modifie le mode de vie des Inuits. Mais la jeune femme aux yeux pétillants n’a qu’une envie : participer à leurs expéditions. En 1921, Arnarulunguaq ose, et part en traîneau à travers le Grand Nord avec le charismatique Knud Rasmussen, à la rencontre des peuples d’au-delà de la mer..

LUNDI 19 AVRIL

RENCONTRE AUTOUR D’UN LIVRE

La cuisinière des Kennedy
de Valérie Paturaud

Le destin extraordinaire d’une orpheline qui devint, par la force de sa passion, la cuisinière des Kennedy. Une biographie romancée qui dresse le portrait plein de vie d’une femme déterminée et attachante.
1999. Dans un petit cimetière du Vaucluse, sur la tombe d’une certaine Andrée Imbert, une couronne de fleurs et un mot : «Avec toute la sympathie de la famille Kennedy.» Quel est donc le lien entre cette femme et l’illustre famille ?
Pupille de la nation, Andrée grandit dans l’arrière-pays drômois. C’est là qu’elle apprend le bonheur d’une cuisine simple aux saveurs de thym, de sarriette et d’origan. Andrée est décidée et courageuse. Elle quitte son village pour Lyon où elle se forme à la cuisine bourgeoise. Son parcours l’amènera à cuisiner pour les plus grands, jusqu’à Hyannis Port, la résidence des Kennedy. Employée dévouée, elle consacrera sa vie à cette famille, vivant à ses côtés ses heures les plus glorieuses comme les plus sombres.
L’histoire savoureuse d’une femme qui a réellement existé, ponctuée de recettes extraites de son carnet.

LUNDI 10 MAI

RENCONTRE AUTOUR D’UN LIVRE

Le souffle de la forêt : sur les traces de Simona Kossak
de Simonetta Greggio

Elle s’appelle Simona Gabriela Kossak. Elle n’a que la peau, les os et un nom de famille. Elle est née dans une villa nichée au coeur d’un parc, à Cracovie. Elle est éduquée à ne pas mettre les coudes sur la table lorsqu’elle dîne devant les chandeliers en argent. Plus tard, elle petit-déjeune d’une cigarette et d’un café, un lynx à ses pieds, un sanglier allongé sur le canapé de sa maison sans eau courante ni électricité, au milieu d’une forêt primaire de Pologne, Bialowiea. Un corbeau boit dans son verre en cristal ébréché.
C’est une scientifique, une biologiste zoopsychologue. Elle pense qu’elle a toujours raison ou à peu près – et c’est souvent vrai. Elle se bat « comme un animal sauvage intelligent », pour les bêtes, pour la forêt, pour le monde autour d’elle, tout entier. Elle n’a jamais écrit de manifeste : sa vie en tient lieu. Un récit traversé par le vent des futaies et par le souffle de celle qui consacra sa vie au vivant, dans toute sa diversité.

LUNDI 14 JUIN

RENCONTRE AUTOUR D’UN LIVRE

Kolkhoze
d’Emmanuel Carrère

Kolkhoze est le roman vrai d’une famille sur quatre générations, qui couvre plus d’un siècle d’histoire, russe et française, jusqu’à la guerre en Ukraine. Emmanuel Carrère s’en empare personnellement, avec un art consommé de la narration qui parvient à faire de leur histoire notre histoire. Tout en plongeant dans les archives de son père, passionné par la généalogie familiale. On traverse la révolution bolchévique, l’exil en Europe des Russes blancs, deux guerres mondiales, l’effondrement du bloc soviétique, la Russie impériale de Poutine et ses guerres, tout en pénétrant dans une saga familiale à la fois follement romanesque, tragique, aux destins prestigieux ou plus modestes, parfois sombres et tourmentés. Ce grand récit familial et historique, qui mêle souvenirs poignants, rebondissements, secrets de famille, anecdotes inattendues et géopolitique, est aussi un texte intime sur la vie et la mort des siens, et sur l’amour filial. Jusqu’à cet aveu : « Vient un moment, toujours, où on ne sait plus qui on a devant soi – et je ne le sais pas moi-même. Ou plutôt si, je le sais, je le sais très bien : je suis le visage de ma mère qui se détourne sans appel, je suis la détresse sans fond de mon père. »


Saison 2025 – 2026


Lundi 22 septembre« La fileuse de verre »Tracy Chevalier
Lundi 13 octobre« Le crépuscule de Shizego »Sawako Ariyochi
Lundi 17 novembre« Les sept maisons d’Anna Freud »Isabelle Panzazopoulos
Lundi 8 décembre« L’antre des louves »Elodie Harper
Lundi 12 janvier« Le barman du Ritz »Philippe Collin
Lundi 9 février« Les yeux de Mona »Thomas Schlesser
Lundi 16 mars« Pachinko »Min Jin Lee
Lundi 13 avril« Les Déracinés »Catherine Bardon
Lundi 11 mai« L’exposition coloniale »Eric Orsenna
Lundi 15 juin« Saint Exupéry »Virgile Tanasa

LUNDI 22 SEPTEMBRE

RENCONTRE AUTOUR D’UN LIVRE

La fileuse de verre
de Tracy Chevalier 

À Murano, le long des canaux et des ruelles, derrière les portes des ateliers, maestros et apprentis domptent le verre. Le secret de leur savoir-faire, qui ne doit jamais atteindre la terraferma, n’est pas l’affaire des femmes. Pourtant, à la mort de son père, voyant l’entreprise familiale décliner, Orsola Rosso décide de sauver sa famille de la ruine en apprenant à fabriquer des perles de verre. Un art qui ne va pas sans celui du commerce. Découvrant le ballet des marchandises dans le port de Venise, Orsola comprend qu’elle devra oeuvrer sans relâche pour atteindre la perfection et déjouer les pièges de la négociation. Et ceux de l’amour, quand Antonio, pêcheur vénitien, rejoint l’atelier Rosso… De ce côté de la lagune, le temps s’écoule différemment. Telle une pierre ricochant sur l’eau, le récit traverse, de siècle en siècle, guerres et épidémies, amours et deuils, tandis qu’Orsola façonne ses bijoux. S’ils servent déjà de monnaie d’échange sur le continent africain, ils orneront bientôt le cou d’impératrices, de Vienne à Paris, et feront un jour le bonheur des touristes de la Sérénissime. Tracy Chevalier fait le portrait d’une femme, celui d’une famille et celui d’une ville, aussi intemporelles que le sont les chefs-d’œuvre de l’île du verre.

LUNDI 13 OCTOBRE

RENCONTRE AUTOUR D’UN LIVRE

Le crépuscule de Shizego
de Sawako Ariyochi 

Devenu veuf, Shigezo est recueilli par son fils et sa belle-fille. Et c’est sur celle-ci, Akiko, que va reposer cette lourde charge, avec les problèmes concrets que cela implique. Mais alors que le vieil homme glisse vers une seconde enfance, elle découvrira qu’il symbolise peut-être l’amour le plus authentique, le plus désintéressé qu’elle ait jamais connu.

LUNDI 17 NOVEMBRE

RENCONTRE AUTOUR D’UN LIVRE

Les sept maisons
d’Anna Freud
de Isabelle Panzazopoulos 

« Les Sept maisons d`Anna Freud » se lit tour à tour comme une saga familiale, une brève histoire de la psychanalyse, le cheminement d`une femme cherchant sa place et sa voix, et un roman où les noeuds et tensions de l`Histoire révèlent la force vitale et le courage d`Anna, le vilain petit canard. Le livre explore ainsi les faits les plus marquants vécus par le clan Freud, non pas de manière chronologique mais dans une logique affective, comme le déploiement non-linéaire de la vie. À la manière de Joyce Carol Oates s`emparant de la vie de Marilyn pour inventer « Blonde », Isabelle Pandazopoulos met en lumière l`histoire d`une vie hautement romanesque, en collant à la peau d`Anna, à l`intime, en devenant cette femme qui marche contre des vents contraires, avec ses doutes et ses impasses.

LUNDI 8 DECEMBRE

RENCONTRE AUTOUR D’UN LIVRE

L’antre des louves
de Elodie Harper 

Pompéi comme vous ne l’avez jamais lue…
Bienvenue à Pompéi, en l’an 74 avant notre ère. Amara, jeune grecque instruite mais réduite en esclavage après la mort de son père, est vendue à bas prix à un lupanar sordide, l’Antre des Louves, dirigé par Félix, un homme violent et imprévisible.
L’impétueuse Amara comprend vite que la cité a beaucoup d’opportunités à offrir à celles qui savent les saisir. Avec les autres prostituées, qui deviennent sa famille de cœur, elle gravit les échelons d’une société où les hommes détiennent le pouvoir, forçant les femmes à constamment s’adapter pour survivre.
Des ruelles animées de Pompéi aux recoins les plus sombres de l’Antre des Louves, nul n’imagine une seconde que les prostituées connaissent les règles du jeu mieux que quiconque.
Amara va apprendre à utiliser et à contourner les codes de ce monde impitoyable afin de regagner sa liberté.

LUNDI 12 JANVIER

RENCONTRE AUTOUR D’UN LIVRE

Le barman du Ritz
de Philippe Collin 

Juin 1940. Les Allemands entrent dans Paris. Partout, le couvre-feu est de rigueur, sauf au grand hôtel Ritz. Avides de découvrir l’art de vivre à la française, les occupants y côtoient l’élite parisienne, tandis que derrière le bar oeuvre Frank Meier, le plus grand barman du monde.
S’adapter est une question de survie. Frank Meier se révèle habile diplomate, gagne la sympathie des officiers allemands, achète sa tranquillité, mais aussi celle de Luciano, son apprenti, et de la troublante et énigmatique Blanche Auzello. Pendant quatre ans, les hommes de la Gestapo vont trinquer avec Coco Chanel, la terrible veuve Ritz, ou encore Sacha Guitry. Ces hommes et ces femmes, collabos ou résistants, héros ou profiteurs de guerre, vont s’aimer, se trahir, lutter aussi pour une certaine idée de la civilisation.
La plupart d’entre eux ignorent que Meier, émigré autrichien, ancien combattant de 1914, chef d’orchestre de cet étrange ballet cache un lourd secret. Le barman du Ritz est juif.
Philippe Collin restitue avec virtuosité et une méticuleuse précision historique une époque troublée. À travers le destin de cet homme méconnu, il se fait l’oeil et l’oreille d’une France occupée, et raconte l’éternel affrontement entre la peur et le courage.

LUNDI 9 FEVRIER

RENCONTRE AUTOUR D’UN LIVRE

Les yeux de Mona
de Thomas Schlesser 

Cinquante-deux semaines : c’est le temps qu’il reste à Mona pour découvrir toute la beauté du monde.C’est le temps que s’est donné son grand-père, un homme érudit et fantasque, pour l’initier, chaque mercredi après l’école, à une oeuvre d’art, avant qu’elle ne perde, peut-être pour toujours, l’usage de ses yeux. Ensemble, ils vont sillonner le Louvre, Orsay et Beaubourg. Ensemble, ils vont s’émerveiller, s’émouvoir, s’interroger, happés par le spectacle d’un tableau ou d’une sculpture. Empruntant les regards de Botticelli,…

LUNDI 16 MARS

RENCONTRE AUTOUR D’UN LIVRE

Pachinko
de Min Jin Lee 

L’histoire nous a failli, mais qu’importe.
Début des années 1930.
Dans un petit village coréen, la jeune Sunja se laisse séduire par les belles paroles et tendres attentions d’un riche étranger. Lorsqu’elle découvre qu’elle est enceinte et que son amant est déjà marié, elle est confrontée à un choix : devenir, comme tant d’autres jeunes femmes dans sa situation, une seconde épouse, une « épouse coréenne » ou couvrir sa famille de déshonneur. Elle choisira une troisième voie : le mariage avec Isak, un pasteur chrétien qu’elle connaît à peine et qui lui offre une nouvelle existence au Japon. Cette décision est le point de départ d’un douloureux exil qui s’étendra sur huit décennies et quatre générations.
Avec une justesse historique remarquable et une écriture précise et dépouillée, Min Jin Lee nous offre, à travers un siècle de relations nippo-coréennes, un hymne intime et poignant à tous les sacrifices que font les immigrés pour trouver leur place en pays étrangers.

LUNDI 13 AVRIL

RENCONTRE AUTOUR D’UN LIVRE

Les Déracinés
de Catherine Bardon 

Almah et Wilhelm se rencontrent dans la Vienne brillante des années 1930. Après l’Anschluss, le climat de plus en plus hostile aux juifs les pousse à quitter leur ville natale avant qu’il ne soit trop tard. Perdus sur les routes de l’exil, ils tirent leur force de l’amour qu’ils se portent : puissant, invincible, ou presque. Ils n’ont d’autre choix que de partir en République dominicaine, où le dictateur promet 100 000 visas aux juifs d’Europe.
Là, tout est à construire et les colons retroussent leurs manches. Pour bâtir, en plein cœur de la jungle hostile, plus qu’une colonie : une famille, un avenir. Quelque chose qui ressemble à la vie, peut-être au bonheur…

LUNDI 11 MAI

RENCONTRE AUTOUR D’UN LIVRE

L’exposition coloniale
de Eric Orsenna 

Je m’appelle Gabriel.
Je suis né en 1883 à Levallois, capitale des chevaux. Louis était mon père, très gourmand de mariages. Moi, depuis plus d’un demi-siècle, j’aime deux sœurs, Clara, la longue, photographe de shtetls, et Ann, la blonde, une femme d’affaires qui ne se donne que debout.
Grâce à elles, ma vie aura ressemblé à une exposition coloniale : un faux empire, des rêves trop grands, un spectacle pour les familles …
Grâce à elles, j’aurai connu l’Amazonie, Belem do Para, le positivisme, le port de Londres, la course automobile, la vie secrète de Clermont-Ferrand, les belles amies de Freud, le visage hideux du Vélodrome d’hiver, la vieille Hué, capitale des tombeaux…
Et tant d’autres curiosités. Ann et Clara m’auront appris des vérités insoupçonnées, par exemple que le caoutchouc ressemble à la démocratie, il évite les guerres civiles entre les choses, que sans les bicyclettes jamais nous n’aurions perdu Diên Biên Phu, ou que les chagrins d’amour sont plus doux que la jungle…

LUNDI 15 JUIN

RENCONTRE AUTOUR D’UN LIVRE

Saint Exupéry
de Virgile Tanasa 

« Voici mon secret. Il est très simple : on ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux. »
Après son échec à la Navale, Antoine de Saint-Exupéry (1900-1944) envisage une carrière d’architecte. Inscrit aux Beaux-arts, il abandonne après quelques mois. Écrivain presque par accident, il consacre toutes ses forces à un ouvrage qui ne prend jamais forme et s’abîme en mer, un 31 juillet 1944, aux commandes de son Lightning P38. Dans cette biographie, Virgil Tanase nous dresse de l’auteur du « Petit Prince » et de « Vol de nuit » un portrait dégagé de sa légende. Celui que sa mère appelait « le Roi-Soleil », au fil des jours, en essayant simplement, comme il le dit « de faire au mieux », a construit une œuvre et s’est forgé un destin. Celui d’un homme persuadé que la vie ne vaut que par le sacrifice qu’on en fait au nom d’un devoir d’absolu.


Animé par Laura Ogerau  01 30 43 75 64 / 06 67 38 10 41


Rendez-vous à 14h00
Maison de quartier de la Remise (Petite salle)
1 rue St François d’Assise à Voisins-le-Bretonneux